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Nice-Matin
Actualité Sports
mardi 29 avril 2008

Laurent Tillie : « L'équipe aura une autre identité »

Le rideau de la saison est tombé plus tôt que prévu pour les volleyeurs cannois qui auraient bien aimé prolonger d'une semaine. Mais les Poitevins en ont décidé autrement et les Cannois ont quitté le championnat aux portes de la finale, comme ils l'avaient fait un mois plus tôt en Coupe de France face aux joueurs de Beauvais qui allaient leur succéder dans cette épreuve.

Pourtant, la voie des hommes du Palais des Victoires semblait toute tracée pour un nouveau titre de champion. Comme celui que les Azuréens avaient offert à leur président Eric Harson à l'issue de sa première année de mandat (2005).

Pour l'entraîneur Laurent Tillie, cette nouvelle page du club ascéiste se tourne avec un léger goût d'inachevé.

l Laurent, comment pouvez-vous expliquer ce dernier faux pas avant le titre ?

Il faut revenir sur le début de la saison où nous avons débuté par deux échecs consécutifs (contre Tours à domicile 1-3 puis à Paris 3-1). La concurrence s'annonçait difficile et on savait qu'on allait souffrir car nous avions un nouveau pointu (Célitans) et un nouveau passeur (Pérez) ».

l Cela ne vous a pourtant pas empêché de terminer la phase régulière largement en tête ?

En effet, on a réalisé un championnat fantastique, sans oublier la Coupe d'Europe où nous avons battu de grosses équipes comme Cunéo, les Tchèques de Budejdovice, Thessalonique et Paris (les Cannois ont été éliminés en quarts de finale par les Russes de Kazan). Petit à

petit, le groupe a trouvé sa complémentarité. Il y a même eu une vraie connivence avec le public. Spontanément, les joueurs se sont ouverts et il y avait un réel plaisir de jouer et de faire plaisir aux supporters.

l Avant même le début du championnat, vous anticipiez des difficultés ?

Ce n'était pas difficile de les prévoir car nous savions que le calendrier était très chargé. Toute la saison, nous avons dû jouer deux à trois matchs par semaine. Gérer la récupération des joueurs n'a pas été simple et il y a surtout eu une accumulation de graves blessures. Mais tout cela n'a pas empêché le groupe de se construire et de réaliser de très belles choses.

l Où se situe votre frustration ?

Sur les deux compétitions nationales, on se fait éliminer en demi-finales. Pour la Coupe de France, il nous a manqué un peu de fraîcheur et contre Poitiers en championnat, il nous a manqué l'envie de « tuer » le match aller.

l Des joueurs n'avaient-ils pas déjà la tête ailleurs ?

Certains savaient déjà qu'ils allaient quitter Cannes. Ils ont reçu de belles propositions sportives (et financières), alors inconsciemment cela a pu les perturber, mais je ne souhaite pas poursuivre dans cette voie.

l Avez-vous revu vos ambitions à la baisse en rajeunissant votre future équipe ?

A Cannes, on ne revoit jamais les ambitions à la baisse. On va reconstruire le groupe avec une nouvelle identité autour de jeunes joueurs et qui ont envie de changer de rôle.

l Après les départs de Célitans, Hotulevs, Pérez, Kunnari, Trommel et Schneider, où en est le recrutement ?

Autour de Bazin (+ 2 ans), Hardy-Dessources (encore un an de contrat) et Exiga (+ 1 an) s'ajoutent Tuia (Rennes) qui est très prometteur, Geiler (Montpellier) qui va passer au poste d'attaquant-réceptionneur et enfin Castard (Paris). Nous sommes encore à la recherche d'un pointu, d'un 2e passeur et 2 centraux.

Katherine Natton
Nice-Matin
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