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Nice-Matin

Actualité Grasse

samedi 05 juillet 2008

Plan de Prévention Incendies : le " oui mais " de la ville

 L'augmentation du nombre des hydrants et leur mise aux normes, ainsi que la création de voies nouvelles à 3,5 m de largeur figurent dans les préconisations du PPRIF.  :  L. T. L'augmentation du nombre des hydrants et leur mise aux normes, ainsi que la création de voies nouvelles à 3,5 m de largeur figurent dans les préconisations du PPRIF. : L. T.

Prescrit en 2002 par l'état et opposable depuis 2005, le PPRIF - Plan de Prévention des Risques Incendie de Forêt - définit les restrictions applicables en matière de construction et d'aménagement sur le territoire de la commune, en fonction des risques liés aux incendies de forêt. Il cessera d'être applicable s'il n'est pas approuvé avant le 17 novembre 2008. Or cette approbation nécessite deux phases : la première est l'avis du conseil municipal, la deuxième une enquête publique au cours de laquelle le maire sera entendu par le commissaire enquêteur.

Les élus devaient donc, lors du dernier conseil municipal, donner leur avis sur ce PPRIF. Ce ne fut pas un oui franc et massif, loin s'en faut.

Au contraire, le maire, Jean-Pierre Leleux, proposait à l'assemblée communale de voter un « oui, mais ». C'est-à-dire de donner un avis favorable sous plusieurs réserves.

La première porte sur le programme de création ou de normalisation de points d'eau. Le plan de l'état prévoit 925 000 E de travaux en 2009 et 2010 et 600 000 e de 2011 à 2013. La ville conditionnera son avis favorable à un lissage de ces dépenses sur cinq ans.

A ce sujet, Jean-Raymond Vinciguerra, élu Vert du groupe d'opposition « Grasse, c'est vous », se déclarait inquiet, craignant que cela n'entraîne « une aggravation du PPRI » et suggérant que la ville étudie les moyens financiers de répondre à la demande de l'état en la matière.

A quoi le maire répondait qu'il s'agit là d'une « précaution budgétaire », la somme à investir étant importante.

3,50 m de largeur minimum pour les voies nouvelles

Autres demandes de la ville :

- que les aménagements destinés à surveiller les zones les plus sensibles, prévus dans le cadre du plan de prévention mouvements de terrain soient autorisés sans condition en toutes zones du PPRIF.

- que la largeur d'accès minimum pour les constructions nouvelles soit de 3,50 m afin d'être en cohérence avec le Plan Local d'Urbanisme.

- que les conditions de mise en sécurité des anciens locaux de France Télécom, à Roquevignon, soient clarifiées. Ils ne disposent en effet que d'une seule voie d'accès.

- Enfin, la ville refuse la création, demandée par les services de l'état, d'une liaison entre le vieux chemin de Sainte-Anne et le chemin des Maures et des Adrets. Le trajet passerait en effet sur la commune de Peymeinade et Grasse ne peut s'engager à sa place.

Parmi les autres demandes de l'état, qui ne font pas l'objet d'objections, à noter l'aménagement du chemin du Pilon avec la création d'alvéoles de croisement et débroussaillement des abords sur 50 m de profondeur, ainsi que l'élaboration dans les deux ans d'un « plan communal de sauvegarde ».

C'est à l'unanimité que les élus ont décidé d'émettre cet avis sous réserves.

P. P.
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