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Nice-Matin

Actualité Alpes-Maritimes

mercredi 07 mai 2008

Nice : La police des A.-M. suit ses véhicules par satellite

 Sur leurs cartes, les policiers voient la position exacte des patrouilles ainsi que leur niveau de disponibilité. « Nous voulons améliorer notre délai d'intervention », explique M. Bourniquel, DDSP des A.-M. (à droite).  :  Photo Philippe Bertini Sur leurs cartes, les policiers voient la position exacte des patrouilles ainsi que leur niveau de disponibilité. « Nous voulons améliorer notre délai d'intervention », explique M. Bourniquel, DDSP des A.-M. (à droite). : Photo Philippe Bertini

« Kiwi 10, je vois que vous êtes avenue Sainte-Marguerite, et que vous êtes disponible, rendez-vous à la digue des Français pour une fuite de gaz importante ». « Bien reçu, nous nous y rendons ».

Ce type de dialogue entre les opérateurs de la salle d'information et de commandement - le « PC » de la police nationale, situé dans les entrailles du commissariat Foch, à Nice - et les patrouilles sur le terrain étaient encore inenvisageables il y a peu. Et pourtant, à Nice, cela est devenu banal depuis la mise en service de la radiolocalisation par satellite des équipages. En clair, les policiers savent en permanence où se trouvent leurs patrouilles dans Nice et Menton.

La direction de la sécurité publique des A.-M. (lire ci-dessous) est, avec dix unités françaises, pilote en matière de gestion des appels de police.

Un code de disponibilité

Cela change évidemment beaucoup de chose pour le pilotage des policiers. Car, sur leurs écrans de contrôle, ils voient non seulement les véhicules engagés, mais également leur degré de disponibilité, indiqué par un code couleur. « En fonction de cela, les opérateurs, qui disposent d'une fiche associée à chaque intervention, leur demandent d'interrompre une mission, et de se rendre sur une plus urgente », explique le capitaine Bruno Decret, chef de salle. « Si un équipage est en difficulté, on gagne du temps pour aller l'aider, car on le suit à la trace » poursuit l'officier en précisant « que les policiers peuvent activer un code de détresse sur leur radio, un signal capté à la fois par un centre national et la SIC de Nice ».

« Nous espérons gagner en efficacité et en présence sur la voie publique et diminuer le temps de réponse », annonce le contrôleur général Pierre-Marie Bourniquel, DDSP (1) des A.-M. Réponse sur le terrain : samedi dernier, la police niçoise est arrivée à temps pour interpeller les braqueurs d'une superette, quartier Bellevue.

Trois niveaux d'appels

Et ce dernier de préciser que ce contrôle sera facilité par une hiérarchisation des appels sur trois niveaux : urgence absolue, urgence et moyenne urgence. « Les Anglo-saxons le font depuis longtemps et tiennent des statistiques sur certains types d'appels », commente le patron des policiers azuréens.

Cette gestion des appels et des interventions demande un personnel très spécialisé. « Il faut de la maturité, du discernement et de l'expérience », explique le brigadier-chef Marc Certa, adjoint au chef de salle.

Tous les opérateurs 17 et opérateurs radio suivent des stages et sont formés à ces nouvelles technologies qui ont transformé le vieux « PC radio » de Nice en un centre névralgique ultramoderne avec, en plus, les images des 180 caméras de la ville que la police enregistre en permanence. La salle peut également accueillir des gendarmes et des policiers municipaux lors d'opérations communes ou en cas de crise.

1. Direction Départementale de la Sécurité Publique.

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