Sur cette infographie, on voit l'emplacement du futur bâtiment qui aura une surface de 12000 m2. : C'est le plus gros projet industriel du département. Robertet et Charabot s'apprêtent à construire une nouvelle usine au Plan-de- Grasse. L'unité de production, dédiée à la parfumerie, sera commune et s'installera sur le terrain de Robertet, entre l'actuelle usine Charabot et celle de Robertet. Ce site industriel formera alors un ensemble unique de 15 hectares.
« Ce projet ambitieux constitue la première réalisation d'envergure du nouveau groupe industriel formé suite à l'entrée de Robertet dans le capital de Charabot », annonce Philippe Maubert, président du directoire de Robertet. « Il marque l'attachement de Robertet à investir dans la région grassoise » ajoute M. Maubert.
Son coût est de 25 millions d'euros, moitié pour la construction, moitié pour les machines.
Cette construction s'intègre dans le plan Robertet 2012 pendant lequel le géant grassois de la parfumerie entend investir 120 millions d'euros, à Grasse mais aussi dans la Drôme avec l'achat d'une entreprise spécialisée dans les huiles essentielles bio, aux USA et en Inde (nous en reparlerons dans un prochain supplément économique de Nice-Matin).
Une usine de 12 000 m2
La nouvelle unité de production grassoise aura une surface de 12 000 m2 pour une emprise au sol de 7 700 m2. Sa future production annuelle est estimée à 4 000 tonnes de compositions de parfumerie et elle pourra traiter 47 000 ordres de fabrication, dont 15 000 échantillons et effectuer 1 500 000 pesées par an.
Elle sera entièrement automatisée, avec « trois robots de pesée, associés à un transtockeur et une série d'armoires de stockage automatisées ».
Elle sera également adossée à un centre de logistique et d'approvisionnement pour optimiser les coûts, les délais et minimiser les quantités stockées.
« Nous avons également tenu compte des aspects environnementaux » insiste M. Maubert. Création d'une trame végétale, orientation du bâtiment par rapport au soleil pour l'éclairage naturel, double peau modulaire pour favoriser la gestion thermique, étude pour des panneaux solaires sont annoncés.
Sa mise en service est programmée pour janvier 2011. En effet, outre le dépôt du permis de construire, ce bâtiment industriel qui devrait être classé « Seveso-seuil bas » doit faire l'objet d'une autorisation de la DRIRE et d'une enquête publique. Ensuite, il faudra le bâtir.