Les enfants de deux classes de grande section de la maternelle Saint-Antoine, dirigée par Emmanuel Delgrange, ont notamment appris hier à traverser la route sur les passages protégés, ainsi qu'à reconnaître à trottinette quelques panneaux de signalisation. : Jean-Pierre Scognamiglio La meilleure façon de marcher n'est pas seulement de mettre un pied devant l'autre. Il faut aussi savoir où on les met. Pas question de traverser la chaussée sans avoir bien regarder à gauche et à droite, voire sans avoir lever la main pour bien se faire repérer par les automobilistes pas toujours pressés de s'arrêter. Hier matin, les enfants de deux classes de grande section de la maternelle Saint-Antoine ont donc appris à se comporter en parfaits piétons.
Sous la houlette du groupe de Prévention Maïf, présidé par Alain Hiéblot, une soixantaine de fillettes et garçonnets, âgés de 5 à 6 ans, ont été sensibilisés aux risques de la route en tant que piétons et à l'utilisation de la chaussée à trottinettes.
Comme la maternelle n'est pas équipée d'un circuit dessiné sur le sol de la cour de récréation, c'est à l'extérieur de l'établissement que cette initiation s'est déroulée. Les quatre animateurs de Prévention Maïf, tous bénévoles retraités de l'Éducation nationale (1), avaient matérialisé un circuit planté de panneaux de signalisation parmi les plus courants (sens interdit, stop, céder le passage...). Les enfants ont alterné les apprentissages, passant du rôle de piétons à celui de « trotinettistes ».
« Même si les accidents mortels sont relativement limités à cet âge, leur nombre est suffisamment significatif pour que nous nous en préoccupions. En revanche, nous savons qu'il est très élevé pour les 14/24 ans. Chaque année 1 200 jeunes en moyenne décèdent dans un accident de la circulation, déclare Alain Hieblot. C'est pour cela que nous intervenons également dans les collèges et lycées. »
Le groupe Prévention Maïf, basé au Cannet, travaille sur deux axes majeurs avec la jeunesse de l'ouest du département : la prévention routière et sur les risques domestiques.
Il y a quelques mois, il avait proposé la même animation aux primaires du groupe scolaire Saint-Antoine.
1.- Depuis plus de 20 ans, la Maif finance ce type d'actions de prévention en ponctionnant 1 euro par an à chacun de ses mutualistes.