Toute la journée d'hier les employés du service des jardins de la ville de Grasse ont mis en place plusieurs milliers de roses dans les 11 lieux ouverts à l'exposition. : LoÏc Temporelli « À quoi reconnaît-on une belle rose d'une autre ? ». La question est posée par Jean-Claude Schumacher, commissaire de la 37e Exporose qui ouvre ses portes aujourd'hui.
Réponse : « La belle rose c'est la rose qui tient plusieurs jours et fait plaisir à regarder » explique ce conseiller à la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes.
La relation avec Exporose ? Les 60 000 roses présentées au public sont toutes de très belles roses, résistantes dans le temps : elles doivent tenir les quatre jours de l'exposition et même plus.
Les roses ont été installées mardi et surtout mercredi matin par les employés de la ville. Un peu avant 6 heures du matin ils sont allés les chercher en camions réfrigérés au MIN de Nice. Jean-Claude Schumacher était du voyage. « La veille d'Exporose, je me lève à 4 h 30 du matin et me couche tard dans la nuit pour suivre la préparation », confie-t-il.
Ces roses ont été récoltées le lundi matin, très tôt. En fin de matinée, elles ont été gorgées d'eau. Ensuite elles ont passé deux jours au frais, conservées entre 2 à 4 degrés.
165 producteurs exposent
De cette façon les roses peuvent tenir plus d'une semaine, même dans des conditions délicates : chaleur, soleil, pollution, etc. De la vitalité des tiges et des pétales de ces roses dépend l'image et le succès d'Exporose.
Et cette année le public va pouvoir admirer les roses dans 11 lieux différents, dans 2 000 tubes à essais mis en scène, dans 215 compositions florales, etc. Les visiteurs qui tomberont sous le charme pourront même craquer et acheter des rosiers dans la grande jardinerie qui sera installée en ville. Ils pourront bénéficier des conseils de 165 producteurs participants à Exporose.
De quoi réussir une autre exposition, cette fois sur son balcon ou dans son jardin.
L'exposition prévue au MIP se tiendra au musée d'art et d'histoire de Provence.